my boyfriend
Chaque matin, il faut savoir redresser ses peines, ses chutes pour respecter les conventions (important). Vivre selon les traits de règles, vivre du vide et de la course des trottoirs.
Tout est semblable au béton quand la pluie ne mouille plus. Chaque matin, il faut savoir respirer le moins possible, jusqu’à subir la panne de vie, le regard en haut le ciel en morceaux.
Chaque matin, je parle aux statues anonymes, vertes d’ennui. Pourtant, je sais que le froid, les autobus à longs crocs, les boites vertes de sel gemme, les nids de poule remplis de passants immobiles, les pages jaunes d’alphabet sordide les pauses syndicales, les bouteilles vomies d’assurance, les espérances mathématiques, les codes du ciel en tranches de raison et même les cailloux dans les rues iront tous dans la même direction.
Pour cette raison, restons au lit encore pour un siècle ou pour une heure et raconte-moi une fois de plus la marche folle de tes lubies.